La fête des pères

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J’ai décidé de célébrer la fête des pères plus tôt cette année, juste pour moi et lui. Pourquoi plus tôt ? pourquoi pas ?! Après tout, y a-t-il une loi qui régit cette fête ? Pas que je le sache et puis cette année c’est spécial… 

Lorsque l’on est une petite fille, il y a le complexe d’œdipe, l’ai-je vécu ? Probablement, je n’en ai pas de souvenirs ou peut être oui, était-ce que je vivais lorsque petite, je suivais mon père à la déchetterie lorsqu’il allait porter toutes sortes de déchets là bas. Je me souviens à quel point j’aimais aller avec lui, je regardais, fouillais, à la recherche d’un possible trésor. Détrompez-vous, nous n’étions aucunement pauvre, c’était juste un moment père-fille. J’avais oublié ça pendant si longtemps, et puis une nuit d’insomnie, ça brasse les souvenirs.

Je me rappelle encore de mon père et mon grand père maternel, qui bricolaient dans le garage de ce dernier. Nous habitions côte à côte, un grand jardin nous séparait. C’était si facile de passer d’une maison à l’autre, je m’en souviens si bien. J’ai le souvenir de me promener sur mon petit tracteur, faire des tours à l’infini dans la grande cours de mes grands-parents. Je me souviens aussi que le jour où j’avais décidé d’enfourcher un grand vélo, mes pieds ne touchant pas les pédales, mon père m’avait fabriqué des cales en bois… oui en bois, ainsi j’ai pu faire des tours et des détours sur la route de campagne qui passait devant chez nous. Aucun danger apparent, c’était le bon vieux temps. Il y avait aussi ces petites maisons que mon père avait pris le temps de faire dans la grande salle de jeux de notre première maison. Il avait pris le temps de les creuser dans les fondations, de faire le plâtre, ma sœur et moi avions chacune notre maison, notre coin à nous, c’était magique.

Et puis, vint l’adolescence et la période de rébellion, celle où notre père n’est plus aussi cool qu’auparavant. Et pourtant, au fin fond de mon cœur, je l’aimais…malgré tout. Malgré mon départ hâtif de la maison dès que j’ai pu…la fuite était ma porte de secours, au détriment de ma mère et ma sœur… malgré tout, je les ai toujours tous aimé.

Ensuite, ce fut l’exil, l’envie de découvrir autre chose, de vivre ma vie avec mon conjoint et par la suite nos enfants. 6000km nous séparent, l’amour est on ne peut plus présent, malgré les Noël, les anniversaires, les fêtes où nous sommes absents.

Et finalement, c’est la vie qui fait son petit bonhomme de chemin, une page s’apprête à se tourner, c’est dur, trop dur d’être loin, de ne pas pouvoir soutenir mes proches, je suis sur qu’il sait, au fin de lui, que je l’aime de tout mon cœur. Que malgré nos silences, nos conversations difficiles, inexistantes, je pense à lui. Plus que jamais, dans mes méditations, je suis tournée vers lui afin qu’il puisse trouver une Paix intérieure. Alors, oui, en avance, je célèbre la fête des pères car je ne sais pas s’il sera encore là.

Bonne fête papa, je t’aime.

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2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. elle a 40 ans dit :

    Très joli texte pour lui. Moi aussi j adorais chercher des trésors dans les déchetteries avec mon père !

    Aimé par 1 personne

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